Choco Story : le portrait d’une entreprise engagée

Les fans de petites gourmandises bien belges n’ont pas pu passer à côté de Choco Story. Cette entreprise familiale installée au cœur de Bruxelles depuis plus de 20 ans s’engage toujours plus dans la durabilité. En effet, entre inclusivité et sensibilisation aux enjeux environnementaux, le musée du chocolat démontre que les efforts vers la transition durable sont possibles malgré la pandémie.

Choco story, avant tout une histoire de famille

En 2014, Peggy Van Lierde reprend le musée créé par sa maman en 1998 et s’associe avec la famille Van Belle,  propriétaire du Musée Choco Story à Bruges. Cette collaboration offre une nouvelle impulsion au musée qui déménage rue de l’Étuve et se renouvelle complètement. L’infrastructure plus spacieuse laisse davantage d’espace aux collections mais aussi à l’interactivité à la fois dans les installations et la scénographie. En parallèle de l’activité muséale, se développeront également des ateliers ludiques donnant l’opportunité aux visiteurs de se glisser dans la peau d’un chocolatier.

Un musée qui s’adresse à tous

La force du chocolat est qu’il séduit un public très large quelles que soient les générations ou les nationalités. Il était donc important pour Peggy Van Lierde de rendre le musée accessible et inclusif.

Hébergé dans un bâtiment classé, le musée se trouve souvent confronté à de nombreuses limitations. Cependant, la nouvelle infrastructure a permis l’installation d’un ascenseur et de plateformes pour les escaliers afin de permettre aux visiteurs à mobilité réduite d’avoir accès à l’entièreté du musée.

Pour les personnes sourdes ou malentendantes, l’audio-guide est retranscrit dans son intégralité sur papier. Par ailleurs, prochainement aura lieu le développement d’un visio-guide,  co-créé avec une personne elle-même atteinte de surdité. Ses interventions pour le projet ont déjà été filmées et le montage est actuellement en cours. Ce service sera disponible à partir de cet été.

Sans oublier que chaque année, le musée propose des activités dans le cadre de « Place aux Enfants » et « Vakantieparticipatie »,des structures qui permettent à des publics fragilisés d’avoir un accès facilité à la culture. Le musée accueille également pas mal de plaines pour enfants et d’écoles, à des tarifs préférentiels.

Un coup de pouce pour l’environnement

Malgré que la crise sanitaire ait ralenti les efforts de Choco Story en terme de durabilité environnementale, l’entreprise met un point d’honneur à limiter au maximum sa consommation énergétique et continue de sensibiliser son personnel à une gestion durable.

C’est chaud cacao !

Par ailleurs face à la problématique autour du cacao, Choco Story a décidé de ne pas mettre d’œillères et de traiter le sujet de manière didactique. En effet, les conditions du travail ainsi que les impacts environnementaux de la production de cacao peuvent être catastrophiques.  Il y a donc une pièce dans le musée dédiée à l’aspect durabilité et bonnes pratiques de la production de cacao. Le musée met notamment en avant combien de cabosses et de fèves de cacao sont nécessaires pour créer un kilo de chocolat noir 60% cacao. Par cette démarche, Choco Story entend mettre en lumière le travail qu’il y a derrière ces petits plaisirs chocolatés et sensibiliser le visiteur au prix d’un bon chocolat en le poussant vers un acte d’achat responsable.

D’autre part, lors de des démonstrations et dégustations au musée, Choco Story travaille avec du chocolat 100% durable qui porte le label Cacao Trace .Ce label permettant de générer des revenus largement supérieurs à ceux du marché pour les cultivateurs du cacao.

Investir dans la durabilité, ça vaut le coup ?

Selon Peggy Van Lierde, pas de doute : investir dans la durabilité en vaut la peine. Il est cependant indispensable d’évaluer la pertinence des coûts engendrés surtout en cette période. Toutefois, ces investissements ont un effet boule de neige : ils permettent à la fois d’attirer une nouvelle clientèle, soucieuse de son environnement tout en augmentant la notoriété de l’entreprise grâce à son image responsable.

 

Rédigé par Adeline Maes 03 mai 2022