Le Frietmuseum entre immersion, culture et plaisir
Certains projets naissent à partir d’une opportunité. Pour Mike Misson, aujourd’hui Manager du Frietmuseum de Bruxelles, cette chance se présente alors qu’il cherche à changer de vie après trente années passées derrière le comptoir de sa bijouterie. Trente années au contact des clients, à comprendre leurs attentes et à cultiver un sens du service et de l’accueil. C’est précisément à ce moment-là que cette proposition se présente, au bon endroit, au bon moment.
Avant d’accepter, Mike visite le musée de la frite situé à Bruges. Il y a perçu immédiatement le otentiel : un concept clair, un emplacement bruxellois stratégique mais, par‑dessus tout, une idée forte mais simple : présenter la frite autrement. Le Frietmuseum s’inscrit dans une évolution profonde du secteur culturel. « Le musée d’il y a 20 ou 30 ans, c’était l’exposition de la collection du collectionneur », explique Mike. Aujourd’hui le visiteur ne veut plus seulement observer des vitrines : il veut vivre une expérience.
Si le concept voit le jour à Bruges, c’est à Bruxelles qu’il révèle tout son potentiel. Capitale reconnue pour ses frites, son chocolat et sa bière, elle offre un cadre idéal pour accueillir un musée dédié à l’un des symboles culinaires les plus emblématiques du pays. Situé dans une rue très fréquentée à deux pas du Manneken Pis, le Frietmuseum bénéficie d’un flux constant de visiteurs curieux de découvrir la Belgique autrement. C’est dans cette logique expérientielle que le musée a développé un parcours-découverte.
Un parcours interactif en trois temps
Le musée s’articule autour d’une structure en trois temps : une partie immersive qui plonge le visiteur dans un monde sensoriel, une partie interactive où l’on joue, écoute, photographie, et une partie dédiée à la collection car « un musée sans collection n’est pas véritablement un musée ».
Cette complémentarité donne naissance à une expérience immersive vivante et accessible à tous. Le visiteur y découvre l’origine de la pomme de terre, écoute les audiophones, lit, chasse le doryphore, grimpe sur un tracteur. Le visiteur repart en ayant passé un bon moment, avec une meilleure connaissance du sujet et une vision renouvelée de la frite.
Parmi les temps forts de la visite, la démonstration finale occupe une place importante. Au‑delà d’une simple dégustation, il s’agit d’un moment où l’on dévoile les secrets de la frite belge et où l’on partage un véritable savoir‑faire. On y apprend l’importance de la variété de pomme de terre, l’épaisseur idéale, les étapes clés d’une double cuisson. Sans oublier, la sauce, sélectionnée avec soin par le visiteur.
Le Frietmuseum attire un public large et international : familles, groupes, visiteurs du monde entier. Cette diversité renforce l’importance d’un parcours accessible, ludique et culturel à la fois, capable de séduire à toutes les générations.
Expérience frite 2.0
Au-delà de l’expérience proposée aux visiteurs, le Frietmuseum s’inscrit également dans une démarche plus durable.
Le Frietmuseum collabore avec des partenaires durables engagés. Les frites arrivent prédécoupées, favorisant un recyclage des déchets optimal. Les huiles usagées sont collectées et recyclées. Le souhait est désormais d’intégrer cet aspect au parcours du musée afin de montrer que l’histoire de la frite ne s’arrête pas une fois qu’elle est dégustée.
Dans cette même dynamique, le musée envisage de développer des ateliers participatifs. Les visiteurs pourraient apprendre à préparer leurs propres frites et sauces avant de déguster leur création. Une manière d’enrichir encore l’expérience et de renforcer l’aspect participatif du parcours.
La force du collectif : rejoindre le Cluster hospitality
Cette volonté d’évolution se retrouve également dans les collaborations développées par le musée.
L’adhésion au Cluster hospitality s’est imposée naturellement, d’autant plus que le musée Choco Story Bruxelles en fait déjà partie. « Plus nous sommes du même milieu, plus nous sommes forts », souligne Mike Misson. Dans un secteur en perpétuelle évolution, le partage d’expertise s’avère essentiel. Rejoindre le cluster, c’est aussi s’inscrire dans une dynamique collective où les acteurs du tourisme bruxellois partagent leurs expertises, leurs défis et leurs ambitions. Une manière de continuer à faire évoluer le musée tout en contribuant à l’écosystème hospitality de la capitale.





